Votre profil : La chatte
* En matière de jalousie amoureuse, vous ressemblez à une chatte qui se contente de rester à ronronner tranquillement dans son coin mais qui, si on envahit vraiment son territoire, n'hésite pas à hérisser ses poils, à cracher et à sortir ses griffes. Cela veut dire que vous accordez a priori votre confiance à votre homme, jusqu'à preuve du contraire, et que vous admettez volontiers, sans vergogne, que vous êtes jalouse.
* Cependant, votre jalousie n'est pas du tout celle d'une harpie. Elle s'exprime dans les limites qui vous paraissent "acceptables". Vous vous contentez d'avoir votre compagnon à l'oeil. Et vous ne vous lancez dans une croisade contre l'infidèle que lorsque vous vous sentez vraiment en danger.
* La jalousie est nécessaire pour préserver l'amour de l'autre, admet sans détour Isabelle, 30 ans, célibataire mais vivant en couple, vendeuse dans un magasin de vêtements. "Si je ne montrais aucun signe de jalousie, mon Jules serait comme un cheval sans bride ! Mais je ne montre que juste ce qu'il faut, pour ne pas donner à l'autre une sensation d'étouffement. Moi, jalouse ? Oui, suffisamment pour qu'il sache ce à quoi il s'expose s'il me trompe. Par ailleurs, ces angoisses occasionnelles mais assez légères ont quelque chose de bon, en ce sens qu'elles me rappellent que je l'aime et que rien n'est définitivement acquis".
* Si, malgré votre surveillance plus ou moins discrète, il arrive quand même à votre homme de cueillir le fruit défendu, vous ne seriez pas disposée à encaisser le coup avec résignation, comme on pourrait être amené à le croire. Bien sûr, vous ne seriez pas près de vous répandre en lamentations et récriminations, car la violence vous semble totalement inutile et même dangereuse. Vous n'êtes pas d'accord non plus avec Marguerite de Navarre, qui disait : "Il y a peu de maris que patience et amour de femme ne puissent gagner à la longue". Vous avez votre propre méthode, celle d'une main de fer dans un gant de velours, pour ramener la brebis égarée au bercail et pour la dissuader d'en échapper de nouveau.
* Tout homme qui partage votre vie ne peut donc s'en prendre qu'à lui-même s'il fournit les verges pour se faire battre ! Mais tant qu'il reste sage comme une image, il n'a rien à redouter de votre côté, car vous vous contrôlez assez bien pour ne pas déraper dans des excès regrettables.
* Pourtant, il peut vous arriver de temps à autre d'avoir un accès de jalousie, avec des conséquences plutôt néfastes. De tels accès surviennent, par exemple, lorsque vous êtes excessivement fatiguée, stressée, ou au cours d'une grossesse, d'une hospitalisation, ou encore lorsque, soudain, vous constatez avec effarement un certain déclin de vos charmes.
# Bravo ! Vous êtes bel et bien jalouse, mais vous n'en faites pas une obsession. Certes, vous ne laissez pas la bride sur le cou à votre homme, mais vous lui laissez quand même la possibilité de respirer. En somme, vous êtes généralement jalouse à bon escient ! On ne peut alors que vous féliciter pour votre comportement modéré, raisonnable qui, on s'en doute, risque peu de porter atteinte à vos relations de couple.
# Cela dit, il semble bien que vous avez tendance à faire un peu trop confiance à votre Jules. C'est une erreur, conséquence soit de votre bonté, soit de votre fierté, soit de votre négligence. La confiance en amour est bien jolie, elle est même indispensable ; mais elle devrait être conditionnelle, sinon elle risque, dans certaines circonstances, d'être à l'origine de surprises pas très agréables. Sachez que les hommes sont les hommes et que souvent ils ne pensent qu'à "ça" : c'est leur penchant naturel, et ils y résistent en général assez mal. Même si l'autre semblait être un modèle de fidélité, ne vous y fiez pas trop, car on ne sait jamais. Une étroite vigilance doit être de mise : "Quand la crainte ne veille pas, il arrive ce qui était à craindre", disait Lao-Tseu. N'ayez pas non plus une confiance exagérée dans votre capacité de redresser les situations compromises, car "la faiblesse de la force est de ne croire qu'à la force" (Paul Valéry).
# La jalousie est comme le vin - un verre, ça va ; deux verres, ça va encore ; trois verres, bonjour les dégâts ! Vous en êtes convaincue, et vous avez un comportement conforme à cette conviction, c'est-à-dire un comportement modéré. On doit vous applaudir à ce sujet, car vous semblez avoir atteint la sagesse en la matière. Pourtant, comme il a été dit plus haut, vous êtes quand même vulnérable dans certaines circonstances. Il suffit que telles ou telles conditions soient réunies pour vous faire basculer dans la jalousie obsessionnelle et vous transformer en tyran de l'amour. Soyez parfaitement consciente de ce risque. Restez sur vos gardes, et mesurez bien vos paroles et vos gestes chaque fois que vous sentez monter en vous un sentiment de jalousie inhabituel.
# D'autre part, comme la jalousie peut s'avérer un poison ou au contraire un levain pour vos amours, pourquoi ne pensez-vous qu'à la gérer de votre côté et non du côté de votre compagnon également ? S'il est d'un tempérament jaloux, alors prenez toutes les mesures nécessaires pour le calmer et assurer à votre couple toute la sérénité souhaitable. Et si, par contre, il n'est pas du tout jaloux ? Alors, il serait bénéfique que, de temps à autre, vous cachiez votre jalousie habituelle et faisiez un peu semblant d'être indifférente à ce qu'il fait. Cela piquera sa curiosité, éveillera ses soupçons et le rendra un peu jaloux de vous. Mais attention, tout doit être une question d'équilibre : si vous y allez trop fort, vous risquez de ne plus pouvoir contrôler la situation



